Maison passive en bois


La maison passive est un concept qui caractérise une habitation ou les dépenses en énergies sont très faibles, voire nulles. C’est de la que lui vient le nom de maison passive, car elle n’a pas besoin de « fournir des efforts » pour la climatisation, qu’il s’agisse de réchauffer ou de refroidir.

La maison passive s’appelle en anglais low-energy-house. En français, elle a aussi pour nom maison basse conso, ou maison basse énergie. Ces concepts n’expriment toutefois pas avec la même force le fait que la maison est réchauffée ou refroidie par la façon même où elle a été construite.



Maison passive en bois


La maison passive : une véritabler autonomie

On a l’habitude de désigner par maison passive une habitation ou un bâtiment qui est quasiment autonome pour ses besoins en chauffage et en climatisation. Une maison passive, quel que soit son matériau (il peut s’agir d’une maison passive en bois) se contentera des apports naturellement présents pour la climatisation.

Le premier de ces apports est le soleil. Viennent ensuite les apports métaboliques que sont les habitants et les machines se trouvant dans la maison. Le dernier apport d’importance est l’isolation, qui permet de conserver l’énergie présente à l’intérieur et de ne pas trop exposer le logement aux variations de températures qui ont lieu à l’extérieur. Toutes ces sources vont reléguer le chauffage à un simple appoint.


Réglementations et limites

Il existe une norme pour les maisons passives. C’est la norme allemande « Passivhaus ». Elle est accordée sous deux conditions.

Tout d’abord, il faut que les besoins de chauffage soient inférieurs à 15 kWh/m²/an.

De plus, les besoins d’énergie finale doivent eux aussi être faibles et ne pas dépasser les 50 kWh/m²/an (ces 50 se décomposent en 15 kWh/m²/an de chauffage plus l’énergie de chauffage de l’eau, l’électricité pour la ventilation, l’électricité domestique et la climatisation. Les besoins calorifiques des maisons passives sont très faibles. Cela veut dite que ces habitations utilisent un système de chauffage seulement quelques jours par an. Pour comparaison, un logement des années 1960 et 1970 nécessitaient en moyenne 320 kWh/m²/an.

La norme des maisons passive fixe aussi des exigences pour la résistance thermique des différentes parties de l’ouvrage, que ce soit les murs, les fenêtres, le toit. La maison peut être passive sans toutefois suivre ces normes. En effet, pour réduire ses besoins énergétiques, on peut soit mieux isoler (surisolation) soit augmenter l’apport du soleil (bioclimatisme).

Une maison passive utilise en général ces deux méthodes. Certaines normes comme Passivhaus et le label MinergieP suisse, préfèrent la surisolation. Cela dépend notamment de la région d’habitation. Le bioclimatisme est possible dans les localités ou le soleil est présent quasiment toute l’année. On joue alors avec son parcours pour faire en sorte qu’il inonde la maison en hiver et qu’il ait un apport plus limité en été. Le bioclimatisme peut aussi utiliser la géothermie si des sources d’eau chaude souterraines sont à proximité.

Le souci avec la surisolation est dans le coût des isolants. Puisqu’il faut prendre les meilleurs isolants, on peut arriver à des prix exorbitants. C’est notamment le cas avec les fenêtres qui ont un coût très conséquent.

Une fois que les besoins sont diminués, la part des apports qui sont dus aux différents occupants et objets de la maison n’est pas négligeable. Cela devient au contraire un apport important. Pour ces raisons, on parle de construction « passive » puisque la majorité des besoins en chauffage va être remplie de matière automatique, sans qu’il soit nécessaire d’utiliser un appareil mécanique ou une surveillance ou une programmation. L’inconvénient de cette méthode est dans le fait que les performances énergétiques de l’habitat deviennent rapidement dépendantes du mode de vie des occupants.




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